Créatrice du patron Amourette disponible dans nos kits, Lili the Banyan Tree a accepté de se dévoiler en répondant à quelques petites questions…

[heading h= »h4″]Peux-tu te présenter autour de 3 mots qui te semblent le mieux faire écho à ton univers?[/heading]

Transmission : Le partage du savoir est indispensable. A l’heure où nous ne produisons plus nous-mêmes et achetons les objets du quotidien systématiquement en magasin, les travaux manuels et autres arts traditionnels se perdent un peu. Il y a encore quelques années, on apprenait de mère en fille les bases de la couture, du tricot, mais heureusement, grâce à internet, on redécouvre ces outils indispensables pour créer nous-mêmes.

Partage : L’arbre banian n’est pas mon emblème par hasard, il symbolise à mes yeux une énergie qui circule : un tronc principal qui génère des racines aériennes qui deviendront de futurs troncs. Tout communique. Un peu comme la création, où tout le monde s’inspire de quelqu’un ou quelque chose, volontairement ou non, et va à son tour inspirer quelqu’un. La notion de partage est très importante pour moi.

Éthique : J’essaye d’appliquer mes principes dans tous les domaines, que ce soit l’alimentation, ma façon de penser, mon hygiène de vie et mes loisirs.

[heading h= »h4″]Qu’est-ce qui t’a donné envie de tricoter et/ou plus largement de te lancer dans les travaux de fils?[/heading]

On m’a offert il y a quelques années un magnifique gilet à torsades, et j’ai par inadvertance vu le prix. J’ai été effarée par le montant exorbitant de ce pull étant donné qu’il était de mauvaise qualité. A chaque fois que je le portais, je regardais les détails et j’essayais de décrypter cet enchevêtrement de mailles. J’ai finalement acheté des aiguilles droites et quelques pelotes au marché dans le but d’apprendre toute seule. Tout est parti de là ! J’avais besoin de faire quelque chose de mes dix doigts, mon travail ne me permettant pas d’être « créativement » active.

[heading h= »h4″]Quel a été le déclic qui t’a motivée à commercialiser tes propres patrons?[/heading]

J’ai réalisé qu’il était aussi passionnant de penser et créer un modèle que de le tricoter. J’aime analyser les formes, et je cherche constamment de nouvelles techniques à apprendre. Lors d’un concours sur Thread&Needles il y a bientôt 2 ans, j’ai fait un gilet confortable. J’ai créé une grille de jacquard simple et me suis lancée tête baissée dans sa construction. Mon gilet a eu un accueil très chaleureux sur la blogosphère, certaines m’ont demandé le patron. C’était une occasion parfaite pour voir si j’en étais capable et surtout pour savoir si le processus de création m’intéressait vraiment. Ce fut laborieux, j’y ai passé de nombreux mois. Avec le recul je ne m’y serais pas pris de la même manière aujourd’hui, mais j’apprenais au fur et à mesure… Ce fut dur mais la première chose à laquelle j’ai pensé lorsque le patron fut mis en ligne était : quel est le prochain? J’avais des dizaines d’idées plein la tête et la certitude que je voulais vraiment commercialiser mes patrons afin d’officialiser ma nouvelle passion.
J’avais aussi envie d’apporter une vision nouvelle du tricot en brisant certains codes que les designers français s’imposent implicitement, notamment au sujet des abréviations utilisées. Les textes sont en français mais j’utilise les abréviations anglo-saxonnes, parce qu’il faut voir les choses en face, leur système d’écriture dans ce domaine est beaucoup plus simple que le nôtre.

[heading h= »h4″]Que représente pour toi l’artisanat et le « do it yourself » et ce en particulier dans le contexte actuel?[/heading]

C’est un véritable moyen de changer notre mode de consommation ! Faire du durable à la place de la tendance des vêtements low cost, c’est une manière de boycotter toutes ces grandes marques qui fabriquent dans des sweatshops et usines qui abusent de la condition humaine. De recommencer à créer des vêtements qui traversent le temps, les générations. Bref, de réfléchir vraiment à ce que l’on porte, au lieu d’acheter compulsivement les mêmes choses tous les ans.

[heading h= »h4″]Qu’est-ce qui te parle le plus la démarche de Kaneh-Bosem?[/heading]

C’est la sensibilisation aux produits véganes qui m’a attiré en premier lieu. Kaneh-Bosem prouve qu’il est envisageable de tricoter autre chose que de la laine animale, sans faire un trait sur la douceur et la chaleur du tricot. C’est l’opportunité de changer nos réflexes et de tricoter des matières qui ont été oubliées.

[heading h= »h4″]Si tu devais motiver quelqu’un à se lancer dans le tricot, que lui dirais-tu?[/heading]

Qu’une fois qu’on commence, on ne s’en passe plus. C’est un bon moyen pour donner de la valeur à ce qu’on porte, lorsque l’on réalise le temps qu’il faut pour tricoter un pull.
C’est aussi un moyen de choisir la matière que l’on souhaite porter. La majorité des tricots que l’on trouve dans le commerce à prix abordable sont en acrylique, ce n’est pas naturel et il vieillissent mal la plupart du temps. En tricotant, on peut fairE le choix d’une matière plus durable.
Je trouve le tricot extrêmement relaxant, c’est une sorte d’exutoire, on se vide complètement la tête pour laisser les mains travailler, ou on se concentre à fond sur une partie compliquée pour oublier les problèmes de la journée.

[heading h= »h4″]As-tu une astuce à connaître en tricot, un truc dont tu ne peux plus te passer, qui t’aide ou te sauve parfois et que tu pourrais partager avec nous?[/heading]

Sans hésiter les rangs raccourcis, qui est une technique formidable pour structurer un modèle. une fois qu’on connaît cette technique, il n’y a plus de limites pour générer des formes et des volumes originaux.
J’utilise les German short rows, que je trouve beaucoup plus simples que les techniques plus populaires.

[heading h= »h4″]Pour finir, acceptes-tu de nous raconter un de tes plus beaux souvenirs d’émerveillement – même si ça n’a rien à voir avec le tricot?![/heading]

Sans hésiter ma rencontre avec les banians en Asie, j’étais époustouflée devant tant de beauté. Mon obsession a commencé en Thaïlande, et j’ai fini par programmer mes voyages en fonction des lieux où je pouvais les croiser. Mais je crois que j’ai toujours été fascinée par ce qui pousse, voir une graine se transformer est à chaque fois un moment fabuleux. J’ai hâte d’avoir mon propre jardin pour faire mes expérimentations !

Merci à KeïKo de m’offrir l’opportunité d’associer mon nom à celui de Kaneh-Bosem!

Découvrez : son blog | sa boutique |sa page Facebook.

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Merci encore Lili 🙂

[button color= »white » link= »http://hekate.fr/produit/gilet-amourette/ » target= »_blank »]Et n’oubliez pas, il vous reste jusqu’à dimanche minuit pour profiter du patron gratuit pour tout achat du kit Amourette![/button]

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